Devriez-vous regarder le nouveau film d’action coréen de Netflix, “Carter” ?

 

Netflix a deux grands nouveaux films en provenance de Corée du Sud en exclusivité ce mois-ci, dont : Carter. Faut-il appuyer sur play sur le nouveau film Netflix ou faut-il faire défiler ? Voici notre critique :

 

De quoi parle Carter ?

Le nouveau film met en scène Joo Won dans le rôle de Carter (Good Doctor), Sung-Jae Lee dans celui de Kim Jong Hyuk (Abyss) et Kim Bo-Min (The Silent Sea).

Jeté directement dans une mission dangereuse sans qu’aucun souvenir, un homme doit échapper à la mort tout en essayant de comprendre qui il est, comment il s’est retrouvé ici et qui est la mystérieuse voix dans son oreille qui l’appelle « Carter »…

Carter est un cours magistral ultra-violent de combat rapproché et de cascades en véhicule, mais c’est aussi un film inutilement alambiqué, avec un rôle principal superficiel et une durée gonflée.

Pour le voir, vous pouvez vous rendre sur le site eos.to et lisez cet article pour plus de détails sur ce site de streaming.

 

Notre avis

Le film semble être fasciné ou préoccupé par certains éléments qui, par eux-mêmes, auraient pu constituer une toile de fond ou un sous-texte intéressant pour l’intrigue principale. Un confinement de virus à l’ère de la Covid, des relations effilochées entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, l’implication des États-Unis et de la CIA en Corée du Sud, et bien sûr, des zombies ! Mais au lieu de cela, il essaie de fourrer toutes ces choses pour embrouiller une histoire pleine de personnages peu fiables et un chef de file amnésique.

L’effet est surtout la confusion alors que nous essayons de reconstituer le personnage de Carter à travers des décharges d’exposition forcées entre les séquences de combat.

Certains fans du genre pourraient également se plaindre de la présentation de l’action elle-même, car le réalisateur Byung-gil Jung (The Villainess) a apporté une inspiration peu commune à ses compositions POV : les jeux vidéo.

Entre les transitions en plan de drone et les travellings rotatifs, la cinématographie ressemble aux scènes entre les missions de certains jeux de tir à la première personne. Ce long métrage donne davantage l’impression qu’il n’est qu’un personnage sélectionné par elle et les autres, des échelons pour gagner suffisamment de niveaux pour atteindre le boss final.

De toutes les scènes de cascades d’action démentes, celle qui m’a le plus marqué est la séquence de combat vers 50 minutes dans le film qui commence par l’enlèvement d’un enfant par un homme sur une moto. Cette séquence débouche sur une bataille à grande vitesse au cours de laquelle des hommes sautent de leur moto dans des voitures ouvertes, des fusillades et des combats au couteau entre trois véhicules en mouvement à la fois et un bus urbain qui se renverse. Cette séquence de près de 7 minutes culmine avec l’explosion de plusieurs motos d’un seul coup.

Je dirai que le film va trop vite et éblouit juste assez avec ses chorégraphies de cascades pour ne pas rester assez longtemps pour nous ennuyer.

En fin de compte, le film est un exemple parfait du cinéma d’action moderne qui a mal tourné. L’action fonctionne mieux lorsqu’elle est au service de l’intrigue.

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